« En prison » n’est pas forcément être en prison.
La prison peut être un orphelinat, un foyer, un hôpital, les lois générales ou psychiatriques, ou encore une famille, ou encore la religion.
La prison peut être aussi le pouvoir d’achat et l’argent, un pensionnat, un appartement, une maison, un hôtel.
La prison peut appartenir à sa peau, à un physique ou à un langage ou bien encore à ses pensées, aux mots aussi, au climat ou aux éléments. A un piège.
La prison, c’est se sentir piégé, même dans une cage dorée d’oiseau, une volière, un vivarium, un aquarium.
Etre pris dans les mailles d’un filet. Un hameçon, un trou, une toile d’araignée.
On a mis mon esprit en prison, ainsi que mon physique. J’ai été piégée.
En prison, on y laisse toujours des plumes.
Alors pour me libérer, je mets les mots en prison sur une simple feuille de papier.
Olivia DUFOUR
